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QU'EST-CE QUE LE COACHING COGNITIF COMPORTEMENTAL? 



Un peu d’histoire :

Les Thérapies Cognitive Comportementales (TCC) et le Coaching Cognitif Comportemental (CCC)
 
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ont largement révolutionné la pratique psychothérapeutique, longtemps cantonnée au seul référentiel psychanalytique. 

Les TCC sont ainsi devenues, en l’espace de deux décennies, un champ majeur et largement répandu de l’accompagnement psychothérapeutique.
Or, le coaching s’inspire toujours fortement, entre autres, des modèles issus de la pratique psychothérapeutique, en les transposant bien entendu à ses finalités et démarches propres.

Une évolution, analogue à celle de la thérapie, est ainsi en train de se produire dans le champ du coaching : le coaching cognitif et comportemental (CCC) s’impose progressivement comme approche centrale de l’accompagnement de coaching ; et comme souvent, ce type de mutation se manifeste en premier lieu au sein des pays anglo-saxons (où le CCC est maintenant très répandu ; cf. Cox et al., 2009 ; Ducharme, 2007)

Au moins deux raisons peuvent être invoquées quant à l’origine du développement de l’approche cognitive et comportementale au sein du coaching :

L’approche cognitive et comportementale est, en un sens, inhé- rente par « nature » à la définition même de l’accompagnement de coaching ; cela, dans la mesure où celle-ci met en avant la fabrication de solutions (et non une focalisation sur « l’origine des problèmes », l’ancrage dans l’ici et maintenant (et non la fixation sur le passé), la fabrication d’un plan d’action opérationnel et tangible, la détermination d’objectifs impactant directement la vie professionnelle et sociale, le travail des croyances limitantes et des modes de raisonnements contre-productifs, etc. Nous sommes ici proches de ce qui est, au final, la définition générale du coaching. Le coaching ne peut dès lors que « se retrouver » dans la mouvance cognitive-comportementaliste, en bénéficiant de plus, en son sein, d’un cadre méthodologique largement structurant et très opérationnel.


L’approche cognitive et comportementale est fortement créative, évolue rapidement et génère une multitude d’avancées théoriques et méthodologiques (Cottraux, 2009) : pleine conscience (mindfulness), approche des schémas, approche dialectique, approche d’acceptation et d’engagement, approche neurocognitive comportementale etc. Avancées qui la mettent constamment en phase avec les avancées scientifiques en sciences humaines et sociales ; mais également, qui la rendent innovante et l’empêche de se scléroser en déniant, de façon défensive, la marche du progrès des connaissances sur l’Humain ainsi que les nouvelles formes sociales de demandes d’accompagnement et de relation d’aide.
Le développement important de l’approche cognitive et comportementale au sein du coaching est également dû au fait que de plus en plus de recherches empiriques évaluent l’efficacité de ce cadre de pratique (Grant, 2002 ; Grant et al., 2010 ; Green et al., 2006 ; Grant et al., 2009 ; Grant, 2012 ; Grant et al., 2012 ; Grant et al., 2012 ; Stober et al., 2006). 
Massivement, ces études concluent à une utilité significative de cette approche du coaching, étayant ainsi la pertinence de la démarche qui est la sienne. À l’heure où la société, à juste titre, demande des « preuves » d’efficacité et de réelle valeur ajoutée des dispositifs d’accompagnement dont elle bénéficie (et qu’elle finance), ces évaluations constituent un argument de poids en faveur de l’essor du coaching cognitif et comportemental.


Les points communs entre CCC et TCC :

Le coaching cognitif et comportemental (CCC) est situé dans une filiation directe de la thérapie cognitive et comportementale (TCC). En effet, le CCC est une transposition relativement immédiate au cadre et aux finalités du coaching, des concepts et des méthodologies de la TCC :
1. Transposition relativement immédiate des concepts de la TCC dans la mesure où :

•Le CCC reprend à son compte les notions de croyance irrationnelle (ou schéma), de distorsion cognitive (ou processus cognitif dysfonctionnel), de pensée automatique (ou cognitions, rumination mentale). Cela, en ce qui concerne la dimension cognitive et avec l’idée que la pensée (dysfonctionnelle) est à l’origine des émotions et des comportements (problématiques).

•Le CCC reprend à son compte les notions de conditionnement et de déconditionnement (ou apprentissage et désapprentissage). Cela, en ce qui concerne la dimension comportementale et avec l’idée que les pensées, émotions et comportements problématiques sont le fruit d’apprentissages dysfonctionnels.

1.            Transposition relativement immédiate des méthodologies de la TCC dans la mesure où : •Concernant l’approche cognitive :le CCC réutilise les démarches consistant à faire prendre conscience au coaché que ses pensées dysfonctionnelles (croyances irréalistes et pensées automatiques) sont à l’origine de ses émotions et comportements contreproductifs. Puis à l’aider à mettre en place de nouvelles modalités de pensée,flexibilisées, plus réalistes et plus adaptées, de nature à générer des réactions émotionnelles et comportementales plus ajustées et aidantes.

•Concernant l’approche comportementale : le CCC réutilise les démarches consistant à désapprendre les réactions cognitives (pensées), émotionnelles (affects) et comportementales (actions) que le coaché a appris à mettre « automatiquement » en place en réponse à des situations problématiques pour lui ; cela, afin de remplacer cet apprentissage initial contre-productif par un nouvel apprentissage plus aidant et se traduisant par la mise en œuvre de réponses cognitives, émotionnelles et comportementales plus ajustées. Mais également à tester les nouvelles modalités de pensée et de comportement travaillées en séance, afin d’en identifier l’efficacité et le caractère plus aidant et « agréable » (renforcement positif). Enfin, à élaborer et mettre en place de façon effective des plans d’actions, de nature à atteindre progressivement, palier par palier, les objectifs visés.
 
Les différences entre CCC et TCC :
 La proximité entre CCC et TCC se borne aux concepts et aux méthodes de l’accompagnement ; et certainement pas au cadre et aux finalités de cet accompagnement (Hart et al., 2008 ; Sherine et al., 2007).
En effet, CCC et TCC, et plus largement coaching et psychothérapie, sont deux dispositifs largement différents quant à leurs indications respectives :

1.    La psychothérapie a pour finalité le travail de la souffrance psychique (intense, souvent source d’une forte mise en difficulté sociale) et de la psychopathologie (telle qu’identifiée par exemple par la « Classification internationale des maladies » de l’Organisation mondiale de la santé ou le « Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux » de la Société américaine de psychiatrie). Par exemple, une authentique phobie sociale est une psychopathologie reconnue comme telle, qui s’accompagne a priori d’une souffrance psychique significative et d’une série de conduites individuellement et socialement invalidantes :

•Anticipation anxieuse, à l’idée de se retrouver exposé à l’objet de la phobie (un groupe, certains collègues, un auditoire),
 
•Evitement (stratégies de contournement visant à ne pas se retrouver exposé à l’objet phobique : déclarer qu’on est malade, etc.). Une telle problématique, intime et plus que marquée, relève uniquement de la prise en charge psychothérapeutique et certainement pas d’un accompagnement de coaching.
 
2. Le coaching, quant à lui, n’a pas pour finalité de travailler les problématiques ou pathologies psychiques personnelles ou « profondes » de l’individu (même si nous verrons au sein du présent ouvrage que la notion de profondeur est largement questionnable). Au contraire, le coaching se donne pour objectif :

D’œuvrer avant tout à la fabrication de solutions opérationnelles et à la mise en place, par le coaché, d’un plan d’action (aspect comportemental) visant à atteindre une série de buts conjointement définis, face à des enjeux ou des problèmes ; ces buts étant tangibles, concrets et incarnés dans l’ici et maintenant de la vie professionnelle et sociale du coaché (retrouver un emploi, évoluer professionnellement, mieux manager son équipe, etc.).
 
D’établir un plan d’action dont l’élaboration puis la mise en pratique sera l’objet d’un travail de déstabilisation / évolution des croyances limitantes qui s’y opposent (aspect cognitif). Ainsi, si un coaching ne peut porter sur le travail d’une phobie sociale, il pourra cependant avoir comme finalité de résoudre une difficulté que ressent un manager nouvellement promu à être suffisamment assertif face à ses nouveaux collaborateurs et sa nouvelle hiérarchie.
 
Qu’est-ce que l’Approche Cognitive Comportementale du coaching ?

Ainsi l’approche cognitive et comportementale du coaching se caractérise par les jalons méthodologiques suivants : orientation solution, ancrage dans l’ici et maintenant, responsabilisation et mise en action du coaché, test de nouvelles conduites, pour ce qui est de sa dimension comportementale. En ce qui concerne sa dimension cognitive, cette approche du coaching repose sur un postulat fort : la pensée est, pour partie au moins, ce qui génère les comportements, les émotions voire les situations « problématiques » du coaché ; c’est ainsi dans sa vision du monde qu’il convient de positionner une partie significative du travail d’accompagnement dont il bénéficie. Ses visions du monde se traduisent par des croyances qu’il convient de faire évoluer, lorsqu’elles se montrent être non adaptées et contre-productives. Mais les croyances du coaché, avec leurs émotions et conduites qu’elles produisent, constituent parfois, au contraire, des éléments à amplifier et à développer, lorsqu’elles se révèlent être utiles et profitables, en l’état, pour ce coaché.

Cela, au sein d’une approche « psychologie positive » du coaching cognitif et comportemental, appelée à se développer plus avant. Il n’est en effet pas possible de cantonner l’accompagnement de coaching à la seule sphère de ce qui ne fonctionne pas, au détriment de l’appui sur ce qui fonctionne déjà chez le coaché, et ne demande qu’à être amplifié...

Le coaching cognitif et comportemental est fondamentalement une démarche psycho-éducative : les concepts et techniques utilisés par le coach sont présentés, explicités, détaillés, enseignés au coaché ; et même discutés avec lui. Loin d’un savoir « expert » que le coach appliquerait « de l’extérieur » sur le coaché, le savoir du coach cognitiviste et comportementaliste est partagé avec le coaché ; cela afin que ce dernier en devienne expert, qu’il se l’approprie et y adhère pleinement ; et ainsi qu’il devienne progressivement capable de l’appliquer à lui-même « de l’intérieur ».
 
 (Manuel de coaching cognitif et comportemental Pichat, Michael, 2013)

Et l’Approche Neurocognitive Comportementale (ANC) du coaching ? 


 COACHING INDIVIDUEL ?